Je suis allé rendre visite à Low Impact Man. C’est comme cela que l’on surnomme Steven Vromman, belge, 48 ans, en pleine décroissance. Steven Vromman, pionnier du style de vie durable préfigure peut-être ce que nous devrons tous faire demain.
Actuellement, l’empreinte écologique d’un belge atteint 5,6 hectares. Cela signifie qu’il faut 5,6 hectares de territoire, avec tout ce que cela comprend comme ressources naturelles moyennes, pour le faire vivre pendant un an. Low Impact Man s’efforce de réduire sa propre empreinte à 1,6 hectare, le niveau auquel chacun d’entre nous devrait s’abaisser afin de permettre à la planète de se régénérer aussi vite que nous l’exploitons.
Low Impact Man a réussi son pari la première année, et tourne désormais autour de 1,9ha.
Pour cela voici les objectifs qu’il s’est fixé:
- consommer au maximum 1 kWh par jour.
- limiter ma consommation de gaz à un tiers de celle du Belge moyen.
- passer à l’énergie renouvelable.
- consommer au maximum 20 litres d’eau courante par jour et par personne.
- effectuer tous mes déplacements sans voiture.
- ne rien acheter de neuf.
- consommer uniquement des produits locaux saisonniers.
- prévoir un menu sans viande et de préférence, biologique.
- produire seulement 1 kilogramme de déchets résiduels par mois, 1 sac PMC par an
- out les machines électriques qui ne servent à rien, plutôt donner une seconde vie à leurs ancêtres mécaniques
Ces objectifs quantitatifs sont accompagnés d’objectifs qualitatifs. le but est de vivre bien. Adopter un rythme de vie moins stressant, passer plus de temps avec ses enfants, avoir du temps pour voir ses amis et s’accorder aussi plus de temps. Profiter des bonnes choses de la vie, faire un beau voyage (LIM est allé en Suède en famille à bord d’un cargo), vivre plus sainement et ce, toujours avec un impact minimal sur l’environnement.
Steven a publié un livre sur son expérience. Il vie actuellement en tant que consultant indépendant en développement durable, et intervient dans des conférences et séminaires pour des associations et des entreprises.
Accueillant, plein de sérénité et de bienveillance , Steven Vromman nous offre une démonstration inspirante d’une conciliation réussie entre bien-être et empreinte écologique durable.
Pour le reste je vous conseille cet article passionnant de Nicolas Delesalle paru sur Télérama.fr. Le dernier paragraphe donne même une suggestion de film pour une prochaine séance ludOéducative…


bonne retranscription! Que pense “low impact man” de “no impact man” qui fait un gros buzz?
Il est sympathiquement indifférent car avoir une empreinte nulle ne lui semble pas nécessaire voire serait illusoire
Enorme article! De quoi s’inspirer pour imaginer chacun des petites solutions à notre échelle